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Maternologia


La maternologie

Avertissement
Pourquoi cet avertissement ?
Parce que la hardiesse des concepts de la maternologie doit pousser à la plus grande réserve quand à son usage. Ces concepts sont complètement nouveaux et révolutionnaires. Les utiliser sans se dire que c’est pour soi-même seulement expose l’autre à un bouleversement qu’on n’a pas le droit de lui imposer. Il y a risque dans le cas d’une femme enceinte par exemple de toucher à la création du lien qui déjà se forme entre son inconscient et celui de son enfant.Comme le dit Mr Delassus : « Soutenir les mères c’est les soutenir dans leur liberté et c’est cela la maternologie » voir l’article « Réalités et soins de la difficulté maternelle »

Comme le dit Mr Delassus : « Soutenir les mères c’est les soutenir dans leur liberté et c’est cela la maternologie » voir l’article « Réalités et soins de la difficulté maternelle »
« La maternologie vise à comprendre le sens de la maternité pour aider les femmes à être mères quand elles ne ressentent pas spontanément l’élan maternel. (Quand leur bébé ne les attire pas plus que cela).
Cela permet ensuite que l’enfant fasse une bonne naissance psychique, que le père puisse participer à un événement heureux et que se construise une famille au sens fort et chaleureux du terme. »
(Interview du docteur Jean-Marie Delassus à son éditeur : Dunod. 2005)

Une nouvelle science médicale

« Définie par le dictionnaire Robert (2001) comme „Démarche thérapeutique qui s’attache à la dimension psychique de la maternité et qui prend en compte les difficultés de la relation mère-enfant”, la maternologie est une science neuve qui a pour objet les phénomènes les plus anciens de l’humanité ; et non seulement les plus anciens, mais ceux qui constituent l’homme. »

Née en 1987 et élaborée en 21 ans dans le service de maternologie de Saint-Cyr L’Ecole, en France, à partir de l’étude clinique (observation des symptômes) de plus de 1000 femmes en difficulté avec leur enfant (jusqu’à + ou – 9 mois), à partir également des études théoriques publiées dans ce domaine par des chercheurs du monde entier, Mr Delassus a créé cette science qui comporte bien sûr un troisième volet et non le moindre : le volet thérapeutique.

Un espoir

Naître totalement effaré, au milieu d’un monde médical techniquement parfait, alors qu’on vient d’un monde de perfection vitale : « le paradis perdu”, qu’on vient d’un monde où, par nos structures neuronales, nous avons été authentiquement structurés pour vivre dans le bonheur ; naître ainsi est une rupture, un choc. Car le bonheur n’est pas technique.

La naissance affecte, désassemble la totalité vécue dans le ventre de la mère (c’est la perte du paradis) mais son souvenir est inscrit dans les structures neuronales de notre cerveau. Nous naissons avec la chance d’un regard intérieur que Mr Delassus appelle : esprit. Ce que nous avons été en tant que foetus, est toujours là dans les structures du cerveau, mais nous ne sommes plus des foetus.
Par l’accouchement nous avons été ouverts à un monde tout à fait différent et nous attendons que le monde d’avant continue. Le regard du nouveau-né consulte le nouveau monde ; ce regard qui pourtant ne voit pas attend des signes qui apaisent la douleur de ne plus pouvoir être ce qu’en fait il est encore, car le nouveau-né a gardé son regard intérieur, son écoute, son immense capacité de sensations.
La naissance soulève la question du choix. Choisir d’être enveloppé par des signes. Ou les refuser : se barricader, désapprouvant la façon dont on s’occupe de lui, s’installant peu à peu dans une maladie dite par Mr Delassus « maladie de la naissance ». Etranges maladies qui produisent les handicaps ou les débilités qu’on ne peut plus effacer après l’âge de 9 mois. (A cet âge, la plasticité neuronale cérébrale diminue en chute libre).
Pourquoi, fort heureusement, la plupart des nouveaux-nés font-ils l’autre choix ? Parce qu’ils reconnaissent l’odeur, la voix, ils trouvent le regard, bien qu’ils ne sachent pas ce que c’est que des yeux. Mais ils s’attachent aux yeux parce que leur muet mystère est assez proche de ce qu’ils ont été – avant ! Le rayonnement de l’élan de leur mère pour eux les console de leur impuissance ; les faits et gestes attentifs et bienveillants de celle-ci représentent - présentent une nouvelle fois- une continuité, certes une autre continuité, à laquelle peu à peu ils prennent goût puisque leur mère escamote autant qu’elle le peut ce qui ne va pas, arrange, organise sa vie, à elle, en fonction de la leur, pour recevoir les sourires qui la comblent.
La mère nourrit autant de lait que d’amour et en échange elle reçoit tout l’amour de son bébé; c’est le cycle du don.

Pour éviter les „maladies de naissance” l’espoir consiste en ceci : que chaque parent soit informé de cette préparation au bonheur qu’est la structure neuronale du cerveau de son nouveau-né, structure qui s’est construite pendant la deuxième partie de la grossesse, pour qu’il puisse l’accueillir par sa présence attentive, aimante et bienveillante.

Et s’en réjouir plutôt que de vivre, dans la rancune envers le nouveau-né, de ne pas éprouver ce que disent les partisans de l’instinct maternel.